Actualités éditoriales

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Jacqueline Deguise-Le Roy, Éric Letonturier, Sylvie Pflieger, Bernard Valade (dir.), La générosité, Paris, l'Harmattan, collection Logiques sociales, septembre 2013, 182 p.

 

Comment définir la générosité et la distinguer du don et de la solidarité, concepts aujourd’hui largement médiatisés dans nos sociétés contemporaines ? La générositéDes universitaires et des professionnels travaillant dans les domaines de la culture, de la santé, de la philanthropie et de la médiation illustrent ici combien la générosité, souvent mal identifiée, est sujette à des interprétations diverses au regard des problèmes de société. Ainsi, la question de la générosité, considérée le plus souvent comme acte gratuit alors qu’elle est traversée d’intérêts divers, est réexaminée en référence à des fondements religieux, démocratiques ou militaires et à des pratiques multiples impliquant des contraintes en termes de régulation et de gestion. Quelle est alors la part réservée au caractère fondamental de la générosité, révélateur de la qualité intrinsèque d’un individu ?

 

 

Contributions de : Yves Charpak, Jacqueline Deguise-Le Roy, Anne Krebs, Odile de Laurens, Éric Letonturier Thierry Mathé, Sylvie Pflieger, Sophie Rieunier, Jacques Salzer, Bertrand Urien, Bernard Valade.

 

 

 

Antigone Mouchtouris, La réception des œuvres artistiques. La temporalité de l'expérience esthétique, éditions Le Manuscrit, juillet 2013, 204 pages.

 

Antigone Mouchtouris, La réception des oeuvres artistiquesCe premier ouvrage de la collection « Topos » revient sur un débat fondamental et donne des réponses sur les relations entre spectateur et œuvre Antigone Mouchtouris La réception des oeuvres artistiquesartistique. La réception y est comprise comme un processus inscrit dans un mouvement dynamique temporel. Grâce à une approche innovante, la temporalité de la réception permet au lecteur de rentrer dans les relations établies entre une œuvre artistique et son public. Ainsi, tous les lieux communs exprimés ces dernières années sur la culture artistique y sont pourchassés. L’auteur recentre donc le débat dans l’action transformatrice qui se réalise dans la rencontre entre l’œuvre artistique et le public.

 

 

 

 

Hélène Joncheray et Michaël Vigne (dir.), Jeux et Sports : la mise en action du corps. Comprendre, expliquer et décrypter les conduites motrices : l’approche praxéologique, Paris : L’Harmattan, collection Cahiers du GEPECS, 2012, 216 p.

La science de l’action motrice mise en place par Pierre Parlebas dans les années 1960 se destine à l’analyse des pratiques corporelles. À travers cet ouvrage, c’est H. Joncheray et M. Vigne Jeux et sports 2012la troisième génération de praxéologues qui s’exprime. Ainsi, une dizaine d’articles de chercheurs en herbe témoigne de l’évolution et de la diversité des investigations scientifiques dans lesquelles s’est engouffrée la science de l’action motrice ces dernières années.Dans Jeux et Sports : la mise en action du corps, les différentes recherches proposent des analyses des techniques du corps dans des contextes très variés. Dans une première partie, le décryptage des conduites motrices est opéré au sein de l’école, ce qui démontre, entre autres, les vertus de ce type de travaux dans les choix pédagogiques des enseignants ; puis le second chapitre s’attarde à l’analyse du sport en s’appuyant sur différents objets – une fédération, des spectateurs, des femmes – ou approches – l’étude des filiations et la complémentarité avec l’éthologie ; enfin, une approche comparative multiculturelle (Algérie, Tunisie et Australie) clôture cet ouvrage.
La grande diversité des recherches présentées montre combien la praxéologie motrice constitue un outil scientifique de premier ordre pour comprendre et exprimer les richesses culturelles et notamment sportives de la société.




Laëtitia Ngatcha-Ribert, Alzheimer, la construction sociale d’une maladie, Paris, Dunod, 2012, 448 p. Préface d’Anne-Marie Guillemard.

La maladie d’Alzheimer – que l’on classait jusque récemment sous le vocable de « démence sénile » voire de « gâtisme » ou de « radotage » – est aujourd’huiLaëtitia Ngatcha-Ribert, Alzheimer, la construction sociale d'une maladie largement sortie du domaine médical pour devenir à la fois un problème de santé publique et un « problème public », et par là même un véritable enjeu social et politique. À ce titre, elle doit être appréhendée comme un fait social à part entière, à la croisée de l’anthropologie, des sciences politiques et de plusieurs champs de spécialisation de la sociologie. Cet ouvrage se propose d’étudier l’ensemble des processus à l’œuvre dans l’émergence d’une maladie touchant le fondement de la personne humaine – la mémoire – et les actions menées par les différents acteurs afin qu’elle soit reconnue et prise en compte dans notre société. La « sortie de l’oubli » de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées et la possibilité de la prise de parole des personnes malades elles-mêmes dans l’espace public sont la résultante de plusieurs dynamiques : scientifique et médicale, associative, médiatique et politico-administrative. L’analyse pose en filigrane la question d’évolutions sociales plus larges, comme la médicalisation des phénomènes sociaux, la progression des maladies chroniques et l’alzheimérisation de la grande vieillesse : autant d’éléments d’arrière-plan qui ont contribué à modeler les représentations et le vécu des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer



Antigone Mouchtouris, L’observation : un outil de connaissance du monde, Paris : L'Harmattan, collection Logiques sociales, 2012, 172 p.Antigone Mouchtouris L'Observation

Cet ouvrage enrichit et nourrit le débat sur l’observation en tant que méthode d’analyse, qui exige de faire abstraction des préjugés et d’éviter tout raccourci intellectuel.
Cette approche scientifique rompt avec l’empirisme naïf par la nouvelle démarche qu’elle nécessite pour comprendre la formation des conduites sociales.

 




Birgitta Orfali (dir.), La banalisation de l’extrémisme à la veille de la présidentielle. Radicalisation ou dé-radicalisation ?, Paris, L’Harmattan, collection Cahiers du GEPECS – Délits de curiosité, 2012, 170 p.Birgitta Orfali La banalisation de l'extrémisme

L’extrémisme, parce qu’il réveille les passions, redéfinit la scène politique non seulement française, mais aussi internationale. Il permet en outre de réaffirmer la primauté de la démocratie et de ses valeurs, en réintroduisant concrètement un débat politique.En cette veille de scrutin, un tiers des Français seraient séduits par l’extrémisme. Cette banalisation signifie-telle que la société et la politique françaises se radicalisent ? Plusieurs chercheurs européens tentent ici de cerner le processus de cette banalisation et analysent la façon dont radicalisation et dé-radicalisation opèrent dans le contexte actuel, favorisant des prises de position qui
redéfinissent la scène politique et réorganisent les rapports de force, en France mais aussi ailleurs en Europe.

 

 

 

Piero-D. Galloro et Antione Mouchtouris (dir.), Jeunesse et discrimination, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, mars 2012.

La plupart des études sociologiques qui s’intéressent au sujet ont dénoncé la discrimination faite aux jeunes en partant 2012_Antigone_Mouchtouris_Jeunesse_discriminationdu principe que les jeunes ne vivaient pas forcément une discrimination directe. Cet ouvrage met en avant l’idée qu’il y existe un autre type de discrimination possible : la discrimination catégorielle. Il est d’autant plus nécessaire aujourd’hui d’en prendre conscience que les sociétés occidentales, en particulier européennes, sont vieillissantes et que le renouvellement de la société s’effectue par les jeunes. L’originalité de cet ouvrage est d’apporter un regard européen à cette préoccupation majeure. Si la presse peut apporter quelques informations descriptives du phénomène dommageable qui touche les jeunes cet ouvrage va beaucoup plus loin dans l’analyse. Il apporte au lecteur une connaissance des mécanismes multiples et insidieux de la discrimination faite à l’égard des jeunes générations. Recherches, qui par conséquence, définissent avec précision les domaines parfois insoupçonnés dans lesquels les jeunes se retrouvent victimes de discriminations.


Antigone Mouchtouris (dir.), L’actualité de Paul-Henry Chombart de Lauwe. Aspirations sociales et espace urbain, Cahiers du GEPECS, Délits de curiosité V, Paris, L’Harmattan, 2012.

Dans cet ouvrage, nous avons voulu montrer que l’oeuvre de Paul-Henry Chombart de Lauwe (1913-1998) reste présente essentiellement dans trois domaines : l’urbanisme,2012_Chombart_Cahiers_GEPECS les aspirations sociales et les dynamiques de la contre-culture. Mais également focaliser une constante de son travail de chercheur, celle qui consiste en la nécessité de créer des outils théoriques afin d’interpréter la complexité des conduites sociales. La lecture sociologique que nous propose P.-H. Chombart de Lauwe met l’homme au centre de tous les questionnements, en lui attribuant potentialités et possibilités d’actions.


Les contributions de Stéphanie Coiffier, Brigitte Dussart, Jordi Gomez, Thierry Paquot, Justine Pribetich, Guy Rocher Germán Solinís, Bernard Valade, Chris Younès réunies sous la direction d’Antigone Mouchtouris, par l’étendue de leurs investigations, actualisent l’apport indispensable de Paul-Henry Chombart de Lauwe à toute sociologie contemporaine.

 

 

Jacqueline Deguise-Le Roy, Les solidarités à l'épreuve de la pauvreté. Expériences anglaises et françaises aux XIXe et XXe siècles, Paris, l’Harmattan, coll. Logiques sociales, janvier 2012, 250 p.

Comment appréhender un mouvement historique dans sa très longue durée et dans sa complexité ? Au-delà des Jacqueline Deguise-Le Roy La solidarité à l'épreuve de la pauvretéjustifications toujours contextualisées, il apparaît que les acteurs politiques, en dépit des qualités et des vertus mobilisées au nom de la solidarité, ont échoué à faire disparaître ce qui constitue une tare pour une société libre et démocratique, la pauvreté. Ainsi, en dépit des efforts consentis tant en France qu’en Angleterre depuis les années 1980 dans la lutte contre la pauvreté, l’histoire de la solidarité montre que nous sommes depuis plus de deux siècles en face d’un processus de « déflexion », qui risque de continuer à opérer d’autant plus que la crise économique actuelle accentue une pauvreté atteignant toutes les professions, toutes les classes et tous les âges.

 

 


Gilles Rouet (dir.), Nations, cultures et entreprises en Europe, Paris, L’Harmattan, coll. Local & Global, 2011, 270 p.

La nationalité peut se définir à partir d'un sentiment, de l'adhésion à des valeurs, en particulier culturelles, qui s'expriment au quotidien, donc dans le cadre du travail et de l'entreprise. Cet ouvrage contribue aux débats sur les nationalités en Europe en intégrant logiques culturelles et dimensions de l'entreprise, car les nouvelles citoyennetés s’inscrivent aussi bien dans le culturel que l'économique le social ou le politique...



Christiana Constantopoulou (dir), Récits et fictions dans la société contemporaine, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, janvier 2012.Christaiana Constantopoulou Récits et fictions dans la société contemporaine

De tout temps, en tous lieux et dans toutes les sociétés, le récit est présent : il a une fonction d'échange et est en même temps l'enjeu d'une communication ; les histoires ont le pouvoir de constituer une réalité. A côté des discours politiques, d'autres "récits" sociaux (concernant consciences, croyances et identités, pratiques et procédures du travail, habitudes) ou des créations artistiques à succès (qui expriment rêves, désirs et phobies) jouent aussi un très grand rôle et méritent d'être analysés scientifiquement.





Gilles Rouet (dir.), Citoyenneté et nationalité en Europe. Articulations et pratiques, Paris, L’Harmattan, coll. Local & Global, dirigée par G. Rouet et F. Soulages, décembre 2011.2011_Rouet_Citoyennetes_nationalites_europe

L'affaiblissement de l'État, les mouvements migratoires, les évolutions des régions, des pouvoirs économiques et, en particulier, de l'Union européenne, remettent en cause une assimilation simple de la citoyenneté à la nationalité. Les citoyens changent de modes de participation ; les espaces publics, les espaces numériques transforment les cadres de la vie sociale et politique. Comment appréhender les articulations entre d'« anciens » concepts qui peinent à fournir un cadre satisfaisant pour intégrer de nouveaux usages.



Éric Dugas, L’homme systémique : pour comprendre les pratiquants de jeux sportifs, éd. Presses Universitaires de Nancy, coll. Epistémologie du corps, septembre 2011.

Imaginez un instant un individu vivant au sein d'une tribu en Amazonie. Il est parachuté en Europe dans les gradins d'un match de football dont l’existence lui est inconnue. Quel sens donner à l’action des joueurs. Selon toutes vraisemblances, il les prendra pour des sauvages, voire des fous ! Comme Voltaire le fit au travers des analyses de Micromégas jugeant ses contemporains du XVIIIe siècle.
Comment peut-il comprendre les comportements de ces sportifs se disputant une sphère en plastique gonflée d’air ? Qui plus est, les gens autour de lui jubilent ou fulminent lorsque cette « boule » finit sa course prisonnière d’un filet. Dans la jungle, un filet est un matériel qui aide à capturer une proie ; l’action motrice est de type utilitaire et non façonnée pour un spectacle culturel de type sportif. La signification agie de ces joutes interactionnelles est inintelligible pour cet 2011_Eric_Dugas_Homme_systemiqueétranger. Encore plus invraisemblable, lorsqu’il regarde une course de 400 m plat d’athlétisme et observe avec stupéfaction que les coureurs dépensent presque toute leur énergie pour revenir à leur point de départ : quel gaspillage inutile ! Se succède alors dans le stade une compétition de saut à la perche. Pourquoi sauter au-dessus d’un obstacle alors qu’il suffit de traverser ce mur invisible en passant tranquillement à pieds en-dessous de la barre ?
Bref, on le comprend aisément, le sport d’aujourd’hui a sa propre pertinence, sa propre logique. La compréhension du sportif demande alors au préalable de saisir le fonctionnement propre du jeu dans lequel il évolue, autrement dit comprendre la logique interne du jeu sportif. À savoir les systèmes de contraintes et de possibles issus des règles, qui s’inscrivent dans l’action motrice des joueurs en intervenant sur le rapport à l’environnement physique, aux objets, au temps, et sur le rapport à autrui. C’est la première entité systémique de la compréhension du pratiquant car le jeu est un système modélisable.
Mais on ne doit pas confondre le joggeur du dimanche matin avec le marathonien compétiteur. Car un foisonnement de pratiques s’étend de la simple activité physique informelle de loisir jusqu’à celle de compétition institutionnalisée, le sport. C’est au sein de celle-ci que le sportif proprement dit prend sa pleine mesure et parfois sa pleine démesure (le dopage sportif). Ainsi, un second niveau d’analyse est-il indispensable pour mieux comprendre les pratiquants de jeux sportifs. Il s’agit alors d’étudier une seconde logique, la logique externe, qui est constituée, entre autres, de deux principales entités systémiques : l’une qui englobe de multiples facteurs liés aux caractéristiques de l’individu (sexe, âge, personnalité, motivation, interrelation, dynamique de groupe, etc.) et l’autre qui réunit des facteurs de type organisationnel, économique, culturel, politique, institutionnel.

Ces trois entités sont en relation et interagissent pour fonder, dans une approche systémique, l’intelligibilité des comportements du pratiquant, l’homme systémique. Ce cadre d’analyse - à défaut d’arriver à une explication complète des conduites, laquelle est impossible - devrait au moins permettre d’arriver à une meilleure compréhension des pratiquants de jeux sportifs.


Sylvie Pflieger, La culture. A quel prix ?, Paris, Ellipses, collection  La France de demain, août 2011, 192 p.

L'utopie d'un accès gratuit à la culture est devenue, à l'heure du numérique, une apparente réalité. Cependant, la cultureS Pflieger La culture à quel prix ? a un prix. Les artistes doivent être rémunérés ou le patrimoine entretenu. Qui doit payer ? Trop souvent négligée, l'économie de la culture est pourtant au coeur des logiques de création et de préservation. Avec un souci constant de clarté, Sylvie Pflieger dresse un panorama complet des enjeux actuels de l'économie de la culture et pose des questions qui interrogent, sans tabous, le modèle français.

 


 

 

Radovan Gura, Gilles Rouet, Les Universités en Europe centrale, 20 ans après, volume 1, Bruxelles, Éditions Bruylant, juillet 2011.

Après l'année 1989 et la chute du Mur de Berlin, c'est le "retour en Europe" des satellites de l'Union soviétique. Dix années plus tard, 29 pays signent la déclaration de Bologne et engagent un processus volontaire de convergence de leurs systèmes d'enseignement supérieur vers une structure de référence commune.2011_Gilles_Rouet_Les_Universites_en_Europe_Centrale_20_ans_apres
Une périodisation s'impose ainsi par elle-même : de 1989 à 1999, les universités d'Europe centrale évoluent dans ce nouveau contexte économique, social et institutionnel. Puis après 1999, chaque pays met en place plus ou moins rapidement sa déclinaison du Processus de Bologne, instrument largement assimilé à la politique globale d'intégration communautaire.
Ce volume réunit des contributions historiques, sociologiques et des analyses politiques et institutionnelles de l'évolution des universités impliquées dans une recherche d'efficacité, d'écoute de la demande de formation et de mise en place d'une citoyenneté européenne.
La confrontation avec cette histoire récente des systèmes d'enseignement supérieur à l'Est de l'Union européenne et au sein de son voisinage permet de relativiser les évolutions universitaires nationales et de participer à la réflexion notamment sur l'évolution des services publics d'enseignement, les liens entre l'économique et l'académique, ou encore sur les responsabilités des institutions universitaires, soumises aux pressions concurrentielles en même temps que se développent de nouvelles coopérations.


Guillaume Robin (éd.), Football, Europe et régulations, Presses Universitaires du Septentrion, collection Sport et Sciences sociales, avril 2011.

Salaire des joueurs faramineux, lois du marché, creusement des écarts entre le football amateur et le football Guillaume Robin Football, Europe et régulationsprofessionnel, problèmes de violence dans les stades... Face à ces nouveaux enjeux, l'Europe peut-elle réguler le football? A la veille de la Coupe du monde en Afrique du Sud, des intervenants de toute l’Europe, chercheurs et universitaires, mais également des représentants du barreau et des institutions (Commission Européenne, UEFA), se sont penchés sur le thème des régulations à l’œuvre dans le football actuel. Depuis l’arrêt Bosman, les mesures prises au sein de l’espace communautaire ont entraîné une transformation du paysage du football dans le contexte d’une économie à la fois mondialisée et soumise aux normes européennes. Cet ouvrage réunit 20 contributions regroupées en quatre thèmes: les supporters et leur gestion, les facteurs, de régulation du football, l’influence conjuguée, du droit et de l’économie sur la recomposition du football européen ; l’art comme outil de réflexion, sur le ballon rond et comme miroir de ces évolutions récentes.

 


Yves Gilbert et Brigitte Baldelli (dir.), Intervention sociale et implication, Presses Universitaires de Perpignan, Perpignan, 2010.

 

L’ouvrage porte sur la place et le rôle des différents acteurs de l’intervention sociale. Il interroge tout particulièrement la notion d’implication. Il cherche à montrer comment Brigitte Baldelli Intervention sociale et implicationl’implication doit être le principe de toute intervention et comment elle impose à chacun de réinterroger ses cadres de références, ses valeurs et son ethos professionnel. Fruit de la rencontre entre chercheurs, formateurs, étudiants et praticiens, ce livre articule les réflexions théoriques et les leçons de la pratique. Les exemples sont puisés dans de domaines variés de l’intervention sociale, en allant de l’aide à domicile, aux politiques de développement territorial et en passant par la formations des acteurs de l’insertion, celle des intervenants sociaux, l’assistance aux jeunes toxicomanes ou l’aide au développement dans les pays du « Sud ». C’est un outil de réflexion utile à tous ceux qui s’intéressent à l’intervention sociale.

 

Brigitte Baldelli est docteure du GEPECS.



Birgitta Orfali, L'adhésion : Militer, s'engager, rêver, Bruxelles, De Boeck, collection Le point sur..., 2011, 172 pages.

En être ou ne pas en être… Telle est la question que l’on se pose lorsqu’on décide d’adhérer à un groupe, un parti politique, une association. Mais pourquoi choisit-on d’adhérer à tel ou tel groupe en particulier ? Que signifie cette démarche au sein de nos sociétés démocratiques contemporaines ? L’adhésion est-elle le fruit d’une longue réflexion Birgitta Orfali L'adhésionou le produit complexe d’une situation qui, combinée à un état psychologique particulier, conduit à choisir un groupe pour l’image qu’il propose, parce que ses membres sont sympathiques, intelligents, etc. ?

L’adhésion propose des réponses à ces questions tout en élargissant l’investigation et analyse les mécanismes qui mènent des prémisses de l’adhésion à la conversion finale, engageant l’individu dans une forme d’activisme à la fois contraignant et gratifiant. Les contradictions inhérentes à l’adhésion sont ainsi considérées afin de dégager les éléments principaux d’un processus qui pousse l’individu à participer à des degrés plus ou moins intenses à la sphère publique, à se défaire d’affiliations antérieures pour s’investir dans de nouveaux groupes ou de nouvelles idées.


Brigitte Munier, Robots. Le mythe du Golem et la peur des machines, Paris, Éditions de la Différence, février 2011, 300 pages

Les mythes traduisent les inquiétudes et les besoins latents d’une époque et donnent ainsi accès à sa compréhension globale et profonde.
Cet essai montre que toute civilisation, à chaque étape de son développement, élit un mythe dominant qui réagit au modèle culturel en2011_Munier_Robots vigueur. Les mythes de Don Juan et de Prométhée incarnèrent l’imaginaire des XVIIe, XVIIIe puis XIXe siècles ; aujourd’hui le mythe du Golem – connu sous le nom de robot depuis 1920 – culmine dans la science-fiction occidentale, livres, films et jeux mêlés. Un homme fait une créature intelligente, la craint et cherche à la détruire quand elle se rebelle : ce récit connaît d’innombrables versions comme si notre temps, fasciné, y scrutait sa signification cachée. Le mythe du Golem-robot révèle une angoisse profonde concernant la nature et les fins de l’homme. Il représente une allégorie de la relation qu’entretient l’Occident avec les machines dites intelligentes.

 

 

 

 

Jean-Christophe Barbant, Sociologie de l’expertise de l’intervention sociale. Modèles et éthiques de l’ingénierie dans le champ social, Paris, L'Harmattan, février 2011, 356 pages. Préface : Marcel Jaeger.

2011_barbant_sociologie_expertiseDans un contexte de complexification des dispositifs de l’action sociale et éducative au sein desquels agit une pluralité d’« experts » (chefs de projet, chargés de mission, ingénieurs sociaux…), cet ouvrage interroge les modèles d’analyse et d’intervention mobilisés par ces acteurs sociaux. Jean-Christophe Barbant développe une analyse originale des imaginaires, des postures et des ethos professionnels de ces « nouveaux » experts sociaux. Il élabore une « sociologie de l’expertise de l’intervention sociale » dans le champ de la formation au sein duquel sont décrits quatre modèles dominants. Le premier modèle des expertises du développement social est associé à l’imaginaire de la performance et d’une éthique de la conviction. Le second modèle de l’ingénierie et de la gestion du social est lié à l’imaginaire de la maîtrise et d’une éthique de la responsabilité. Le troisième modèle de la production du social est construit à partir de l’imaginaire de la connaissance et d’une éthique de la sagesse. Enfin, le quatrième modèle de la transformation sociale développe un imaginaire de la prospective et une éthique de la réflexivité. Cet ouvrage présente donc l’intérêt de proposer une modélisation éclairante des différentes approches de l’expertise dans l’intervention et l’ingénierie sociales. Il souligne également les atouts et les limites de l’appareil de formation et la nécessité de concevoir des agencements d’expertises complexes associés à de fortes références éthiques et déontologiques


Yves Charles Zarka (dir.), Repenser la démocratie, Paris, Armand Colin, novembre 2010, 624 p.

 

La démocratie française est en crise ! Un pouvoir qui manipule les émotions collectives. Un État privatisé et soumis au marché financier. Un accroissement sans précédent des inégalités, des discriminations, des stigmatisations et des exclusions. Yves Charles Zarka Repenser la démocratie
Repenser la démocratie, c’est faire le diagnostic de cette crise et tenter de fournir des réponses aux questions suivantes : les pathologies de la démocratie sont-elles dues au régime ou aux gouvernants ? Quelles sont les réformes à réaliser pour que la démocratie retrouve le sens de la justice, de l’égalité et de la solidarité ? Comment remettre en cause l’anti-démocratisme ambiant qui prend parfois la forme d’une haine de la démocratie constitutionnelle et libérale et qui fait l’éloge des régimes autoritaires de triste mémoire ?
Repenser la démocratie, c’est aussi effectuer des comparaisons internationales et apporter des propositions nouvelles. Il faut, par exemple, reprendre le problème de la légitimité, en introduisant une distinction totalement nouvelle entre légitimité de titre et légitimité d’exercice. Le vote ne doit plus être un blanc-seing donné aux gouvernants pendant une période déterminée.

 

 

Antigone Mouchtouris (dir.), Discrimination. Construction sociale, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, octobre 2010.

 

La discrimination est une réalité sociétale indéniable, qui se décline dans la vie quotidienne à travers des 2010_Antigone_Mouchtouris_Discriminationmanifestations diverses.
Cet ouvrage, en réunissant différentes contributions, explicite la complexité de ce phénomène et son polymorphisme en tenant compte des aspects juridiques, historiques et sociologiques.
Quels sont les mécanismes des rapports sociaux établis entre discriminants et discriminés ?
En répondant à ces questionnements, il nous ouvre des voies qui vont enrichir la problématique de l'éthique et la compréhension des attitudes discriminatoires.
Parallèlement, en favorisant la dimension comparative avec le Canada, il nous permet de découvrir d'autres modèles dans des contextes sociaux différents, et d'enrichir le débat au delà des frontières.

 

 

Anne-Marie Guillemard, Les défis du vieillissement. Âge, emploi, retraite : perspectives internationales, Paris, Armand Colin, octobre 2010, 368 p.

Comment les pays développés font-ils face à l’allongement de la vie conjugué au vieillissement des populations ? En s’appuyant sur les comparaisons internationales des Anne-Marie Guillemard Les défis du vieilissementpolitiques publiques et des pratiques d’entreprises, le livre démontre que le défi posé par le vieillissement n’est pas seulement celui des retraites et de leur financement. Il est aussi celui de l’emploi, particulièrement pour les salariés qui avancent en âge. Plus largement, relever ce défi suppose de changer radicalement notre manière de penser et gérer les âges et les temps sociaux. La gestion publique fondée sur le critère d'âge a perdu sa pertinence, dans le contexte de la nouvelle flexibilité temporelle du cours de vie. L’ouvrage présente les solutions adoptées dans différents pays et cherche à identifier les raisons du retard français dans le domaine de l'emploi des seniors. Ce livre apporte ainsi des éléments cruciaux de connaissance pour que nos sociétés sachent faire du vieillissement des populations une opportunité et non une catastrophe.

 

 

 Yves Charles Zarka, La destitution des intellectuels et autres réflexions intempestives, Presses Universitaires de France, collection "Intervention philosophique", septembre 2010, 256 p.

 

Suite des Réflexions intempestives de philosophie et de politique (2006), cet ouvrage montre avec force comment l’introduction de certains intellectuels dans le système Yves Charles Zarka La destitution des intellectuelsmédiatique a discrédité la prise de parole publique en général.

Pour dire en quelques mots cette destitution : l’intellectuel était traditionnellement un auteur (romancier, poète, philosophe, savant, ou autres) que son œuvre dotait d’une autorité spirituelle susceptible de donner du poids à ses propos et à ses interventions comme citoyen dans la cité : interpellation du pouvoir, appel de celui-ci à la responsabilité, à la justice ou au droit, appel à l’opinion publique sur une question grave mais ignorée, etc. C’était un citoyen auquel son œuvre donnait une autorité, parfois considérable.
Aujourd’hui l’intellectuel est devenu un histrion sans œuvre ni autorité, mais doté d’une place dans des réseaux de pouvoirs pour se maintenir dans la visibilité médiatique. Agis de telle sorte que tu continues à être visible ! Tel est son impératif catégorique, la loi qui commande ses faits et gestes.
Comment ce changement s’est-il produit ? Cet essai tente de répondre à la question.

 

Thierry Blin, L’Invention des sans-papiers. Essai sur la démocratie à l'épreuve du faible, Paris, Presses Universitaires de France, collection La politique éclatée, septembre 2010, 240 p.

 

Une dissemblance notoire apparaît entre l’immigré clandestin, glorieusement hors la loi puisqu’épreuve extrême des réalités de l’exploitation capitaliste, figure étendard des2010_T_Blin_Invention_sans_papiers mobilisations gauchistes des années 1970, et le sans-papiers contemporain, c’est-à-dire celui que l’on a privé de Droits et dont on n’a pas respecté l’humanité.
Hier, l’exploitation. Aujourd’hui l’exclusion, la relégation, la reconnaissance de l’autre dans son identité particulière, et ce plus particulièrement s’il est porteur de stigmates, de témoignages du « mépris social ». Les luttes contemporaines de sans-papiers n’affirment pas une autre vérité.
Ce changement de paradigme politique, tout entier dominé par la question des droits de l’Homme, marque une étape de l’individualisme démocratique et de l’affirmation, corrélative, d’une démocratie des droits de l’Homme.

Présentation sur le site internet de l'éditeur.

 

 

 

Amélie Coulbaut, Bertrand During, Une fédération française du Sport pour Tous: rêve ou réalité?, Sarrebruck, Editions universitaires européennes, 2010, 316 p.

A travers l''histoire originale de la FFEPMM Sports pour Tous, cet ouvrage tente de comprendre comment une 2010_Amélie_Coulbaut_Bertrand Durind_Une_fédération_française_du_Sport_pour_tousorganisation sportive sans ancrage idéologique ni pratique de référence peut perdurer et se construire une identité, malgré les bouleversements de son environnement interne et externe. En observant les valeurs mises en avant, l'évolution du fonctionnement, la maîtrise progressive de la gouvernance, mais également la diffusion territoriale des origines à nos jours, les contours d''une identité se dessinent. Tout comme apparaissent les difficultés inhérentes à cette construction identitaire. Précurseur dans la prise en compte de différents publics, la FFEPMM Sports pour Tous perd sa spécificité à mesure que ceux-ci sont plus largement pris en charge. De même, pionnière dans la problématique Sport pour Tous, cette fédération l'a laissée échapper lors du développement des politiques territoriales et d'Etat. Aujourd'hui de nouveau valorisée, cette mention ne lui est plus spécifique. Dans ce contexte, quel positionnement, quelle identité pour cette fédération? Reprenant pas à pas l'histoire de cette organisation, ce livre esquisse des pistes de réponse.

 

 

Guillaume Robin, Les sportifs ouvriers allemands face au nazisme (1919-1933), Paris, Editions L'Harmattan, 2010.

Prenant le contre-pied des discours qui prétendent que le sport est neutre par nature, certains ont accusé le sport deGuillaumeRobin Les sportifs ouvriers allemands face au nazisme porter en lui les germes du fascisme. Le cas des sportifs ouvriers allemands contredit ces approches antagonistes en mettant en lumière le rôle du sport ouvrier dans la lutte contre la montée du nazisme sous la République de Weimar (1919-1933). L’engagement de ces sportifs au service du "combat antifasciste" permit d’écrire l’une des pages les plus méconnues de la résistance allemande au nazisme.

 

 

 

 

 

Jacques de Saint Victor, La première contre-révolution (1789-1791), Paris, Presses Universitaires de France, collection Fondements de la politique, 2010, 504 p.

La contre-révolution paraît associée en France à la défense de l’absolutisme. Pourtant, à ses débuts, la plupart des premiers contre-révolutionnaires se sont opposés à la Révolution en se réclamant des doctrines d’opposition à la monarchie absolue d’Ancien Régime. Ces esprits ont même obtenu la convocation des États généraux. Mais ils ont 2010_Jacques_de_Saint_Victor_La premiere_contre_revolutiontrès vite été dépassés par les événements et se sont retrouvés désignés comme des « aristocrates ». Ils n’ont pas pour autant renoncé à leur ambition d’établir en France une monarchie limitée. Et, s’ils restent attachés à « l’espace gothique » de la société d’ordres, certains se révèlent, comme Cazalès, très visionnaires sur les mécanismes du futur gouvernement parlementaire. La pensée et l’action de ces contre-révolutionnaires, généralement méconnus, mettent en lumière la complexité des premiers courants conservateurs en France. Elles témoignent d’une sensibilité « libérale » conservatrice qui ferait, comme en Angleterre, la transition entre Montesquieu et Burke. C’est à l’examen de ces défenseurs d’une monarchie limitée qui, par certains côtés, annonce certaines monarchies du XIXe siècle, notamment allemandes, que cette étude est consacrée. À travers un examen particulier des archives du Vatican, elle évoque aussi le rôle majeur que certains ont eu dans le schisme religieux de 1791.

 

Jacques de Saint Victor est historien du droit. Professeur des Universités, il enseigne l’histoire de la pensée politique à l’Université de Paris VIII et est aussi professeur invité à l’Université de Rome III et membre associé du GEPECS.

 

 

Philippe Nemo, Le chemin de musique, Paris, Presses Universitaires de France, 2010, 400 p.

Qu’est-ce que la musique ? A-t-elle un sens, exprime-t-elle des sentiments, des pensées, ou n’est-elle qu’un jeu formel sur les notes ? À ces questions, philosophes et esthéticiens2010_Philippe_Nemo_Le_chemin_de_musique n’ont apporté jusqu’à présent que des réponses imprécises et contradictoires. Le présent ouvrage propose donc un détour méthodologique : narrer une vie musicale entière afin qu’on puisse comprendre quels liens concrets la musique entretient avec l’environnement humain, social, physique d’un sujet, et quelle est la relation entre la maturation spirituelle de ce sujet et les différents types de musique qu’il découvre et savoure à chaque étape de son « chemin ». Ce qui permet d’esquisser, dans une seconde partie, une philosophie de la musique où sont analysées les régions de l’être auxquelles la musique nous donne accès : vie, monde, psychologie, grandes questions métaphysiques. La conclusion est que la musique est un logos à part entière ayant vocation à « montrer » ce que, selon Wittgenstein, le langage verbal doit « taire ». La musique est partie intégrante de la pensée humaine.

Philippe Nemo, professeur à ESCP Europe et membredu GEPECS, est philosophe. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie morale et politique. Ce livre est le premier qu’il écrit sur la musique.

 

 

 

 

Yves Charles Zarka (dir.),  Le monde émergent, Les nouveaux défis environnementaux, Paris, Armand Colin, collection Emergences, 2010, 288 p.

 

Nous sortons d’un monde et nous entrons dans un autre. La crise écologique entraîne une des révolutions les plus considérables de l’histoire de l’humanité. Mais cette révolution 2010_Yves Charles_Zarka_Le_monde_emergentest encore insensible, presque imperceptible. Elle est due à l’action de l’homme, mais à son insu. Elle n’a été ni conçue, ni prévue, ni voulue par lui et pourtant son issue dépend de lui. Où nous mènera-t-elle  ? Nous ne le savons pas encore. Ce que nous savons, c’est que l’humanité est à la croisée des chemins, son destin dépend de ses choix présents.
Face à nos certitudes qui vacillent, la trilogie du Monde émergent nous entraîne dans cette profondeur de l’interrogation de l’homme sur lui-même, sur ses modes d’être, de penser et d’agir. Le présent volume porte sur les lieux d’émergence, c’est-à-dire les points névralgiques où les nouvelles questions se formulent (territoires, santé, migrations…). Un lieu est un carrefour où se croisent les données diverses touchant globalement les trois notions de territoire, de population et de citoyenneté.
Ce volume a pour ambition d’éclairer nos choix moraux, politiques et écologiques dans un monde en crise.

Ont contribué à ce volume : Francis Affergan, Marie-Laure Basilien- Gainche, Nathalie Bertrand, Nathalie Blanc, Robert Damien, Marc Guérin, Pierre Matarasso, Paul Mathias, Bernard Valade, Yves Charles Zarka.

 

 

 

Magali Pagès, Culture populaire et résistance culturelle régionale, Fêtes et chansons en Catalogne,  Editions l’Harmattan, collection Logiques Sociales, 2010. Préface d'Antigone Mouchtouris.2010_Magali_PAGES_Culture_populaire_et_resistance_culturelle_regionale

La culture populaire régionale est souvent considérée à partir de la conception folklorique, ou pensée comme un moyen de revendication politique visant l’autonomie régionale. Cependant, sur le plan de la culture populaire, le maintien ininterrompu de pratiques traditionnelles sur plusieurs siècles, révèle le phénomène de résistance culturelle.

 

Magali Pagès est docteure en sociologie, membre du GEPECS. Elle est également chargée des cours d’anthropologie
à l’Institut Franco-Catalan Transfrontalier de l’université de Perpignan.

 

 

 

 

 

Frédéric Monneyron et Antigone Mouchtouris (dir.), Des mythes politiques, Paris, Editions Imago, mai 2010

A l'âge des médias où abondent les conseillers en communication, à l'ère d'internet où s'affolent les rumeurs plus ou moins manipulées, une évidence s'impose : loin de s'ancrer toujours dans le réel, le domaine politique est constitué d'un immense réservoir d'images, et ce qui était naguère si manifeste pour l'idéologie fasciste ou l'utopie bolchevique n'est pas vraiment différent pour nos sociétés rationalistes et individualistes.2010_mythes_politiques_monneyron_mouchtouris

Dans le présent ouvrage, s'appuyant sur plusieurs exemples, spécialistes de littérature, philosophes, sociologues et anthropologues décriptent, à travers ce transfert sauvage du sacré sur le lien social, l'l'élaboration des mythes politiques, de l'Antiquité à nos jours. Leurs brillantes analyses nous permettent ainsi de porter, sur un monde saturé d'informations et constamment traversé d'émotions, un regard averti et lucide.

 

Ce livre est issu du colloque « Mythes politiques », organisé par Frédéric Monneyron et Antigone Mouchtouris à l'Université de Perpignan-Via Domitia les 24 et 25 septembre 2008.

 

 

 

2010_Thierry_Blin_Requiem_phenomenologie

Thierry Blin, Requiem pour une phénoménologie. Sur Alfred Schütz, Merleau-Ponty et quelques autres, Editions du félin, "Félin poche", mai 2010.

Pour cause d’hégémonie durkheimienne, que n’amoindrira pas la vague structuraliste, la tradition sociologique allemande, de Max Weber à Georg Simmel, est longtemps restée cantonnée dans d’obscurs baraquements, où ne rodaient que quelques rares chercheurs têtus. Ce temps passé n’est plus le nôtre.
Il s’est en effet trouvé que les sciences sociales, revues et corrigées à l’encre naissante des années 1980, vécurent un «changement de paradigme» marquant la sortie de l’âge structuraliste, au profit d’une attention portée à la part réfléchie de l’action humaine. D’où cette conséquence qu’il n’y avait plus à dire «structure», «déterminisme caché», avec pour corrélat le (beau) rôle démystificateur du sociologue, mais «action». La sociologie pourrait alors s’offrir corps et âmes, ici à la tradition compréhensive, là à l’herméneutique, ailleurs à l’anthropologie du quotidien, à la phénoménologie sociale…
Décorticage des arcanes de la phénoménologie sociale à l’appui, de Husserl à Aron Gurwitsch, en passant par Merleau-Ponty et Alfred Schütz, Thierry Blin nous livre un essai ardent et polémique sur une pente récente du débat sociologique qui intéressera également le philosophe.

Présentation sur le site de l'éditeur.

 


  

Eric Letonturier et Pierre-Yves Gaudard (dir.), Normes, discours et pathologies du corps politique2010_Normes, discours et pathologies du corps politique_Letonturier_Gaudard_couverture

Cahiers du GEPECS, Délits de Curiosité III, Paris, L'Harmattan, 2010.

À côté des dispositifs institutionnels et légaux et des voies classiques de l’action et de l’engagement, le politique se donne et se dit dans des modes d’expression individuels et collectifs plus discrets par lesquels il se constitue pour faire sens et faire tenir l’ensemble comme un corps unifié. Tel est le pari de cet ouvrage, issu d’une journée d’étude organisée par le laboratoire GEPECS de l’Université Paris Descartes, et qui examine cette hypothèse à trois niveaux. Sous un angle culturel d’abord, pour dévoiler les jeux variables de l’investissement et de l’adhésion au collectif au moyen de diverses ressources, juridiques, artistiques ou historiques par exemple. Sous l’angle du pouvoir ensuite, pour montrer que cette invention du commun qu’est la politique s’appuie sur des figures incarnées, suppose une reconnaissance par le langage d’une altérité symbolique et passe par des techniques de disciplinarisation et une somatique du châtiment. Invention enfin qui, pour avoir trouvé dans les théories darwiniennes une justification naturelle à l’usage de la violence et à la domination brutale, et dans le peuple une illusion à entretenir, force à voir dans le politique une mystification volontaire mais attendue et délibérément entretenue par les besoins en affects et passions que réclame le social.

Avec les contributions d’A. Akoun, B. Brévan, P.-Y. Gaudard, O. Le Cour Grandmaison, E. Letonturier, J.-M. Morin, S. Schumacher, B. Valade, J.-P. Warnier, P. Watier.

Présentation et Table des matières

 

 

Anastassia Tsoukala (dir.), Hooliganisme en Europe. Sécurité et libertés publiques, Montréal, Athéna éditions, 2010, 2042010_Anastassia_Tsoukala_Hooliganisme_en_Europe p. [trad. de : Football Hooliganism in Europe. Security and Civil Liberties in the Balance, Palgrave Macmillan, Basingstoke, 2009].

Cette première étude à l’échelle européenne de la manière dont le hooliganisme a été défini, depuis les années 1960, par nombre d’universitaires, législateurs, agents de sécurité et journalistes vise à mettre en lumière les enjeux politiques et de sécurité qui sous-tendent l’évolution des politiques de contrôle du phénomène en Europe.
Alors que les réflexions sur la tension actuelle entre la liberté et la sécurité résultent notamment de l’analyse des politiques de sécurité mises en place après le 11 septembre 2001, l’étude des politiques de contrôle du hooliganisme nous révèle la lente institutionnalisation des violations des libertés publiques, effectuée dans le cadre de l’ordinaire gestion policière du phénomène.
Si les libertés publiques peuvent être sacrifiées au nom de la lutte antiterroriste, pourquoi ne le seraient-elles pas aussi au nom de la lutte contre le hooliganisme ? Ce discours ne distingue plus les menaces en fonction de leur degré de gravité et, en admettant implicitement la supériorité de la sécurité sur la liberté, présente les libertés publiques comme un obstacle majeur à la protection de la sécurité intérieure des pays européens.


Anastassia Tsoukala, juriste et criminologue, est maître de conférences à l'université Paris Sud XI et chercheuse au GEPECS,  Université Paris Descartes. Elle travaille sur la conception et la mise en application des politiques de sécurité en Europe, en matière de hooliganisme, d’antiterrorisme et d’immigration ainsi que sur la construction sociale de la menace.


 

 

Michel Messu, Les assistés sociaux suivi de L'Assurance d'assistance, Fribourg, Editions universitaires Fribourg, collection Res Socialis, 2010, volume 35

Une enquête menée dans les années quatre-vingt auprès d'un ensemble de personnes "assistées" résidant dans une grande ville française. Un ouvrage publié dans les annéesMichel_Messu_Les_assistes_sociaux quatre-vingt-dix qui allait en dégager les portraits de trois types d'assistés sociaux : l'assisté honteux, l'ayant droit, l'assisté scrupuleux, et tentait de cerner leurs traits identitaires. Aujourd'hui, parce que l'analyse a gardé son actualité, l'ouvrage est repris in extenso mais prolongé par une contribution originale à la compréhension de la protection sociale qui caractérise la France du début du XXIe siècle. Les assistés sociaux des années quatre-vingt avaient témoigné, pour certains d'entre eux, d'une capacité à concevoir leur situation d'assisté sous la forme d'un statut social reconnu et, somme toute, acceptable. Cela parce que certaines prestations sociales pouvaient leur assurer une réelle stabilité dans leur existence. La protection sociale contemporaine a une tout autre allure. Elle a pris la forme de l'assurance d'assistance. Elle assure à tout citoyen une garantie de protection qu'il recevra parfois sous la forme de l'assurance, d'autres fois sous celle de l'assistance rebaptisée "solidarité", bien souvent dans une combinaison des deux. L'assurance d'assistance est la forme générale d'une protection sociale qui se pense dans les catégories de l'universel, de la dignité et de l'humanité des hommes et des femmes qui forment la communauté sociale.

 



Antigone Mouchtouris (dir.), Culture et pratiques culturelles,

Presses Universitaires de Perpignan, 2010. Préface par Bernard Valade.

 

Considérer la culture artistique comme une manifestation universelle et une expression particulière est le pari qu’ont fait les auteurs de cet ouvrage. Son originalité repose sur les ponts qu’ils établissent entre les expressions culturelles particulières et les pratiques dites élitistes. Ils ont interrogé parallèlement les apports de la culture artistique dans la construction des représentations culturelles et artistiques, comme des moyens d’enrichissement au niveau mental tant sur le plan de l’imaginaire que celui du cognitif.

En rompant avec la tradition de traiter les pratiques culturelles uniquement comme un élément constituant du prestige social, ils renouent les liens avec la conception grecque de la culture, moyen de liberté et d’autonomie pour l’individu social.

 

 

Lucien Jaume, Qu'est-ce que l'esprit européen ? Paris, Flammarion, coll. Champs, 2010

 

Sait-on encore ce qui fonde l’Europe ? Quel ordre juridique et constitutionnel les peuples européens peuvent-ils et doivent-ils adopter ? Quelle éducation doit être proposée pour  perpétuer la civilisation dont nous sommes issus ? C’est à ces questions que Lucien Jaume répond en menant une enquête sur la nature de l’esprit européen. Ni « identité » ni « conscience » européenne, ce dernier est bien plutôt un héritage intellectuel, artistique, spirituel et scientifique, ainsi qu’une attitude de l’esprit vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis de la société. On peut parler d’un « sens commun » qui, depuis la Renaissance, a nourri et façonné nos nations aujourd’hui membres de l’Union.
Entre la règle et le marché, mais aussi à travers la puissance (ambivalente) de l’opinion, l’esprit européen s’exprime par les créations de la liberté qui se soumet aux règles et aux normes. Depuis Bossuet et Pierre Nicole, en passant par Locke et Adam Smith, pour arriver, grâce à Tocqueville, à notre démocratie d’opinion, cet ouvrage invite chacun à se remémorer le lien original que l’Europe a forgé entre l’individu et la communauté.
Un recueil de textes de Locke, Bossuet, Nicole, Adam Smith, Tocqueville et Bachelard prolonge cet essai.

 

 

 

Anne-Marie Guillemard, Où va la protection sociale?a.m. guillemard o va laprotection sociale, Paris, PUF, 2009

 

Allons-nous vers un affaissement des protections et plus d'insécurité sociale pour les Français? Pour répondre à cette question, ce livre propose une synthèse des transformations qui ont affecté la protection sociale française durant les deux dernières décennies, en les comparant et les resituant dans le contexte européen.
Il s'efforce d'éclairer les enjeux et de dégager le sens des évolutions en cours. Quels sont les principaux défis auxquels est confronté aujourd'hui le système français de protection sociale? Quelles significations peut-on prêter aux voies de réformes adoptées ou en cours dans les secteurs du social, de la santé, des retraites, de l'emploi? ... La notion même de protection sociale et de sécurité est en cours de redéfinition.
Va-t-on vers un modèle de type libéral selon lequel la responsabilité de l'État se réduit à un filet minimal de protection sociale et à un individu seul responsable de son sort, ou assiste-t-on à un mouvement de modernisation de la protection sociale, en vue de l'adapter aux nouvelles conditions économiques et sociales, tout en préservant sa visée universaliste? Selon les orientations qui seront prises, c'est l'avenir même de la citoyenneté sociale et du "vivre ensemble" qui est mis en question.
Les seize contributions de cet ouvrage abordent ces interrogations fondamentales dans le souci de clarifier le débat. À cette fin, elles proposent des analyses rigoureuses fondées sur des données et des observations, le plus souvent comparatives, qui permettent d'éviter les partis pris idéologiques, lesquels altèrent trop souvent la connaissance de ces questions. Le livre s'adresse aux universitaires, étudiants, professionnels, responsables politiques et syndicaux, mais aussi à tous les citoyens attentifs à ces questions centrales pour une démocratie.

 

 

Jean-Pierre Liégeois, Roms et Tsiganes

jp ligeois - romes et tsiganesParis, La Découverte, 2009

 

Voir la table des matières.

Roms, Tsiganes, Gitans, Manouches, Gens du voyage… On en parle quotidiennement. Mais sait-on qu’ils forment la minorité la plus importante d’Europe ?? Sait-on qu’ils ont une langue, une culture ?? La connaissance qu’on en a passe à travers le filtre de préjugés qui se sont sédimentés au cours de mille ans d’histoire et viennent inspirer puis justifier les actions menées à leur égard.

Cette minorité transnationale existe par la force d’une organisation sociale qui a permis sa survie dans la dispersion et face à des traitements coercitifs : rejet, esclavage, envoi aux galères, extermination, assimilation. Il s’agit de communautés dynamiques, qui vivent une mutation profonde et se positionnent aujourd’hui en tant que partenaires des institutions nationales et internationales.

Roms et Tsiganes sont au coeur des enjeux sociopolitiques d'un XXIe siècle marqué par l’émergence des minorités et par le développement de la mobilité dans une Europe qui se voudrait sans frontières. Ils sont également au centre des réflexions sur le multiculturalisme.

Le livre de Jean-Pierre LIEGEOIS, Roms en Europe, publié aux Editions du Conseil de l’Europe en 2007, est maintenant publié en anglais, azéri, turc, roumain, albanais et hongrois. D’autres traductions sont en cours.

A rappeler aussi : Roma Education and Public. Policy in Europe. A Challenge and a Paradigm, European Education. Issues and Studies, Vol. 39, N. 1, paru en 2008. Guest Editor: Jean-Pierre LIEGEOIS, Université René Descartes (Université de Paris, Sorbonne).

 

 

Xavier Greffe, Sylvie Pflieger

La politique culturelle en Frances. pflieger - la politique culturelle en france

Paris, La Documentation française, 2009

 

La politique culturelle de la France constitue-t-elle un modèle ? Oui, si l’on en croit ceux qui l’ont mise en place et confortée au cours du temps, et pour bien des observateurs étrangers, selon lesquels l’effort financier de l’État dans ce domaine reste exceptionnel. Beaucoup moins, quand on évalue la manière dont elle a assumé ses objectifs fondamentaux d’aide à la création et de démocratisation.

Le modèle qui consistait à faire admirer par tous les trésors de l’humanité serait-il dépassé, tout comme celui qui a tenté de le prolonger en mêlant allégrement culture, passe-temps et amusement ? Sous le coup de la globalisation, de la numérisation et du post-modernisme, de nombreux repères changent : les consommations collectives dans des lieux d’élection s’effacent au profit des pratiques individualisées et privatives ; les représentations cèdent la place aux consommations virtuelles ; les créations des artistes partagent la scène avec des contenus autoédités ; la notion-même de prix est dépassée par de nouveaux modèles d’affaires.

Tous les pays rencontrent ces défis, et la France y est d’autant plus exposée qu’elle se veut ambitieuse dans ce domaine. L’enjeu n’est pas de se demander si l’État doit ou non intervenir ici, mais comment il doit contribuer à la mobilisation créative d’acteurs et d’énergies – débat autrement plus démocratique.

 

 

Anastassia Tsoukala, Football Hooliganism in Europe. Security and Civil Liberties in the Balancea. tsoukala - football and hooliganism in europe

Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2009

 

Cette première étude à l'échelle européenne de la manière dont le hooliganisme a été défini, au cours des quatre dernières décennies, par les chercheurs, les législateurs, les professionnels de la sécurité et les journalistes vise à mettre en évidence les enjeux politiques et sécuritaires liés à l'élaboration des politiques de contrôle du phénomène en Europe. L'analyse des changements survenus au sein du champ de la sécurité européen et de leur impact sur la réglementation et la gestion policière du hooliganisme, aux niveaux national et communautaire, met en lumière un ensemble d'interactions établies entre tous les acteurs impliqués dans le contrôle du phénomène, ainsi qu'une progressive érosion des libertés publiques, qui a été légitimée en tant que partie intégrante des systèmes juridiques démocratiques grâce à un large consensus social.

 

 

Bernard Valade (dir.), Durkheim - L'institution de la sociologieb. valade - durkheim, Paris, PUF, 2008

 

Comment penser la société? Comment connaître son fonctionnement? Par quelles voies et par quels moyens, l'intégration de l'individu à la collectivité est-elle réalisée ? A ces questions, Emile Durkheim (1858-1917) s'est employé à répondre, dans le cadre d'une sociologie scientifique qu'il a instituée en la fondant sur l'observation des faits sociaux et leur comparaison raisonnée.
L'œuvre qui en a résulté occupe une place toujours centrale dans l'ensemble des sciences sociales. Elle intéresse autant l'épistémologie de ces dernières, avec Les règles de la méthode sociologique, que leur corpus théorique, où la vaste enquête sur le sacré et la croyance, - Les formes élémentaires de la vie religieuse -, fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière. Si certains aspects de cette oeuvre, comme la faible place faite à la subjectivité, ont pu être contestés, les textes ici réunis, à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Durkheim, montrent la richesse de la pensée durkheimienne et mettent en évidence les ressources qu'elle offre à la sociologie pour affirmer sa scientificité.

 

 

Yves Charles Zarka (dir.), Carl Schmitt ou le mythe du politiqueyc. zarka - carl schmitt ou le mythe du politiqueParis, PUF, 2009

 

La notion de politique est le titre de l’ouvrage le plus célèbre et sans doute le plus marquant de Carl Schmitt. C’est aussi une expression par laquelle il entendait fixer le critère du politique, qu’il s’agisse d’une position, d’un contexte, d’une action ou d’un conflit politique. À travers ce critère, c’est l’essence même du politique qu’il déterminait et qu’il faisait résider dans la distinction ami/ennemi. Or ce que nous entendons montrer dans le présent ouvrage, c’est que ce prétendu critère et cette détermination de l’essence du politique relèvent du mythe. En un double sens : d’abord, au sens d’une fable et d’une fiction liées à d’autres fables et fictions par lesquelles Schmitt reconstruit imaginairement la réalité politique. Ensuite, au sens où le politique est arraché par Schmitt au domaine de la rationalité pour être déplacé dans l’espace d’une mythologie politique où les notions de katechon, de combat ultime, d’apocalypse, etc. occupent une place centrale. Cela reviendra à montrer que, contrairement à ce que certains, et même beaucoup, voudraient nous faire accroire, Schmitt n’est ni le penseur du politique, ni le penseur de l’État moderne ou postmoderne. Si on a pu le dire, c’est que notre temps est celui d’une confusion philosophique et politique telle que l’on peut faire passer la contrefaçon la plus grossière pour la chose même.

La science de l’action motrice mise en place par Pierre Parlebas dans
les années 1960 se destine à l’analyse des pratiques corporelles. À
travers cet ouvrage, c’est la troisième génération de praxéologues qui
s’exprime. Ainsi, une dizaine d’articles de chercheurs en herbe témoigne
de l’évolution et de la diversité des investigations scientifiques dans
lesquelles s’est engouffrée la science de l’action motrice ces dernières
années.
Dans Jeux et Sports : la mise en action du corps, les différentes
recherches proposent des analyses des techniques du corps dans des
contextes très variés. Dans une première partie, le décryptage des
conduites motrices est opéré au sein de l’école, ce qui démontre, entre
autres, les vertus de ce type de travaux dans les choix pédagogiques
des enseignants ; puis le second chapitre s’attarde à l’analyse du sport
en s’appuyant sur différents objets – une fédération, des spectateurs,
des femmes – ou approches – l’étude des filiations et la complémentarité
avec l’éthologie ; enfin, une approche comparative multiculturelle
(Algérie, Tunisie et Australie) clôture cet ouvrage.
La grande diversité des recherches présentées montre combien la
praxéologie motrice constitue un outil scientifique de premier ordre
pour comprendre et exprimer les richesses culturelles et notamment
sportives de la société.