Qui sommes-nous ?

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sebastien_munster_dame_europeLe GEPECS est issu d’une fusion, réalisée en 2002, entre le LEMTAS, Laboratoire d’étude des méthodes et des techniques de l’analyse sociologique créé au début des années soixante dix sous l’égide de Raymond Boudon alors professeur à Paris 5, puis dirigé par Pierre Parlebas, et du Groupe d’étude pour l’Europe de la culture (GEPEC), fondé par Jean-Claude Lamberti en 1978.

Il a d’abord compris cinq axes de recherche puis, par aménagements internes et subdivisions, sept en 2005. L’élection à Paris IV du regretté Jean-Michel Berthelot ainsi que la fermeture du CRT (Centre de recherches tsiganes), qu’a longtemps dirigé Jean-Pierre Liégeois, ont entraîné la disparition des axes dont ils étaient responsables. La entrée au GEPECS de Yves Charles Zarka s’est accompagnée de la constitution d’un nouveau pôle de recherche.

Placé sous la responsabilité de Bernard Valade de 2002 à 2010 et dirigé aujourd'hui par Bertrand During, le GEPECS comprend  trois équipes de recherche, coordonnés et intégrés sous l’intitulé :


« Identités, acteurs et institutions en Europe »


Les caractères généraux du programme scientifique ainsi désigné accentuent les traits des activités antérieurement poursuivies et des travaux déjà réalisés : l’interdisciplinarité, le comparatisme, le centrage européen. Les problématiques visées par chacun des termes du titre proposé sont cohérentes avec celles des axes du GEPECS. La dimension culturelle des identités et la fonction des institutions culturelles dans la construction de ces dernières sont propres à être étudiées par les chercheurs de l'équipe « Cultures, savoirs et solidarités ». Les enquêtes précédemment effectuées, par plusieurs d’entre eux, sur les centres culturels européens fournissent un bon exemple de ce qui peut être, dans cet axe, entrepris de façon plus systématique. De même, un des thèmes de recherche déjà programmé par B. During dans le domaine qui est le sien, - les jeux et les sports dans les sociétés européennes -, s’articule parfaitement à la thématique choisie. Il s’agit d’étudier les relations entre sports et cultures dans une optique comparative et différentielle, en mettant l’accent sur les valeurs du sport, les politiques sportives et les institutions, - fédérations sportives, mouvement olympique, municipalités -, en Europe. Les institutions sont au cœur du programme de recherche sur les politiques sociales et la solidarité en Europe qui étudie les interactions institutionnelles, et, en particulier, les modalités selon lesquelles les institutions de politique sociales formatent le parcours des âges et, en conséquence, confèrent des contenus sociaux et des identités à chaque âge de la vie. En effet, l’approche néo institutionnaliste, actuellement dominante dans le champ de la comparaison internationale des systèmes de protection sociale, sera ici couplée avec une approche cognitiviste des politiques sociales. Ainsi, on ne s’intéressera pas seulement aux valeurs partagées, aux règles, mécanismes de décision et procédures d’action que représentent les institutions et aux dynamiques d’acteurs qui sont à leur fondement. L’enquête précédemment engagée par L. Gani trouve enfin sa place dans ce projet scientifique : elle porte sur la façon dont une population, celle de la France dans une première étape, perçoit la diversité et identifie numériquement le groupe d’appartenance (le « nous » collectif) et les « autres » groupes, en visant à mieux comprendre la genèse des stéréotypes identitaires.